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Technologie du net

Blog du High-Tech des dernières tendances du moment. Nos articles sont de source sûre, ils proviennent pour la plupart du temps de magasins spécialisés où la clientèle qui ont testé ou validé cette technologie.

Wiko, le smartphone à l'accent marseillais

Publié le 7 Septembre 2013 par Skero in Smartphones

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Créée fin 2011, la start-up au succès grandissant perce avec ses téléphones aux fonctionnalités sophistiquées, vendus sur le Net trois fois moins chers que ceux des géants Apple et Samsung.

Dans les bonnes histoires, le monde se partage entre deux familles rivales. Partout. Tout le temps. Les O'Hara et les O'Timmins dans le far west, les Montaigu et les Capulet à Vérone, les Capétiens et les Plantagenêts en Anjou. Ils se jugent, se jaugent, se gênent aussi. Alors, bien sûr, le petit univers des smartphones ne fait exception à cette dramaturgie : les fanas de l'iPhone 5 conçus par l'américain Apple s'opposent à ceux du Galaxy S4 du coréen Samsung.

 

Eh bien non ! Trop simple. Pour ne pas dire "trop téléphoné". Et si ce secteur ne se divisait pas en deux, mais en trois ? Avec, pour pimenter le tout, un français venant troubler le jeu de ces deux grands frères ennemis ? C'est le rêve de Wiko, concepteur et distributeur marseillais de smartphone.

 

Créée fin 2011 seulement, la marque est encore inconnue du grand public, mais son succès va grandissant. Une communauté Wiko se forme déjà, pas une armée de masse, mais un groupe de fidèles qui font leur apostolat. Nathalie en fait partie : "Ce smartphone m'a coûté moins de 200 euros sur Internet et il me suffit largement. Avec lui, je peux surfer sur le Net, jouer à des jeux, prendre de jolies photos et, bien sûr, discuter avec mes amies, explique la jeune femme. Pour ceux qui veulent basculer vers un forfait low cost et qui, du coup, ont besoin d'un téléphone "nu" - c'est-à-dire non subventionné par un opérateur -, c'est le produit idéal."

 

Nathalie est tellement persuadée d'avoir trouvé la perle qu'elle n'hésite pas à recommander les smartphones Wiko à ses amies. Elle en a même acheté un pour sa mère. Aujourd'hui, la Wikomania regroupe 1 million d'utilisateurs disséminés partout dans l'Hexagone. Et le carnet de commandes de l'entreprise se remplit plus vite que les bars de la Canebière en plein mois d'août.

 

Wiko, le smartphone à l'accent marseillais

© Jérôme Chatin/L'EXPANSION

 

L'un des points forts, c'est la double carte SIM, qui permet d'avoir deux abonnements différents sur un même appareil.


Disponibles sur les grands sites d'e-commerce (Cdiscount, LDLC, etc.) et dans les grandes enseignes comme Auchan, Carrefour ou Darty, les téléphones Wiko ont raflé 10,5 % de parts de marché dans la vente physique au premier trimestre, selon GfK. Aujourd'hui, la marque est n° 1 des ventes sur le Web - hors sites opérateurs - avec 32,4 % de parts de marché en France. Pour une marque partie l'année dernière, une telle percée est exceptionnelle.

Elle conjugue petits prix et qualité technologique

Dans les locaux de la cité phocéenne, les salariés n'en reviennent toujours pas. "En début d'année, nous avons vendu huit mois de stock en à peine trente jours, confirme Laurent Dahan, le PDG de Wiko. Le succès de la PME marseillaise a même pris les experts de court. "Wiko, c'est la surprise du premier trimestre 2013", confirme Thomas Husson, analyste mobiles chez Forrester. La marque a profité à plein de l'arrivée de Free et du boom des achats de téléphones non subventionnés.

 

Mais la vraie force de la marque, "c'est de proposer des smartphones de qualité à petits prix", explique Matthieu Soulé, analyste stratégie à l'Atelier BNP Paribas. "Wiko n'a rien d'une marque low cost", confirme Virginie Barbier, directrice du marketing de la marque. "Nous ne proposons que des smartphones avec de bonnes caractéristiques techniques au juste prix." Et pour respecter ces deux engagements a priori contradictoires, Wiko s'en remet à Tinno, le quatrième constructeur chinois de téléphonie, qui est aussi sa maison mère.

 

Et Tinno - le nom évoque plutôt le grand frère italien des films de Scorsese - fait des merveilles pour trouver les composants les moins chers et pour les assembler. De son côté, Wiko établit un cahier des charges très précis sur le design souhaité, les caractéristiques et les fonctionnalités nécessaires pour plaire au public français.

 

Le résultat final, c'est un produit ultracompétitif. Le Cink Five, par exemple, possède tout ce dont un utilisateur a besoin : un écran haute définition, un appareil photo 8 mégapixels, suffisamment de mémoire pour faire tourner des jeux... Le tout pour un prix dérisoire : 200 euros, soit trois fois moins qu'un Samsung Galaxy S4 ou qu'un iPhone 5 non subventionnés ! Du solide, de la technique, peu de gadgets. Idéal pour une utilisation "adulte" d'un produit arrivé à maturité.

 

Wiko, le smartphone à l'accent marseillais

© Jérôme Chatin / L'Expansion

 

La start-up prend soin du design, qui doit être parfaitement adapté aux goûts des acheteurs français. Un cahier des charges précis en établit les caractéristiques.


Les concurrents de Wiko ont le sentiment désagréable d'avoir laissé passer le train. Ils étaient pourtant sur la bonne voie. "Les chinois Huawei et ZTE, comme le finlandais Nokia, avaient compris avant Wiko que tout le monde ne pouvait pas s'offrir un iPhone 5 ou un Samsung Galaxy S4, rappelle Laurent de la Clergerie, fondateur de LDLC, le premier site d'e-commerce français à avoir parié sur la start-up marseillaise. Mais avant Wiko, les gens ne voulaient pas dépenser 200 euros pour un smartphone. Ils n'avaient pas confiance." Sur les sites spécialisés, les tests de produits Huawei ou Nokia n'étaient pas concluants. Il y avait toujours un gros défaut ici ou là.

Le grand mérite de Wiko, c'est aussi d'avoir su rallier les geeks pour sortir de l'ombre. "Cette population était ciblée dès le départ, confirme Virginie Barbier. C'est en lui faisant tester nos produits, en diffusant ses retours d'expérience, que nous avons crédibilisé nos produits."

 

Bien sûr, il y a eu quelques bugs. Les premiers appareils photo de la marque ont été largement décriés. Au départ, le service de SAV de Wiko était sous-dimensionné. Mais Wiko a vite rectifié le tir, amadouant les fans de technologie avec des fonctions taillées sur mesure, comme la double SIM, qui donne la possibilité d'avoir deux abonnements séparés sur un même appareil, ou l'accès gratuit à Wikogeek.com, un site permettant de bidouiller son smartphone Wiko à volonté.

L'opérateur chinois Tinno est propriétaire à 100 %

"Finalement, le seul défaut de cette stratégie marketing bien huilée, c'est quand Wiko joue sur la fibre patriotique", note Matthieu Soulé. Wiko, en effet, clame haut et fort son identité française. Or, le chinois Tinno détient l'entreprise marseillaise à 100 %. Tout à Tinno, rien aux Phocéens. De colère, Arnaud Montebourg déchirerait sa marinière pour beaucoup moins. "Il y a là une confusion pour les consommateurs", note l'expert. Mais sans doute pas de quoi faire dérailler les ventes. "Aujourd'hui, tout le monde sait qu'Apple fait fabriquer ses iPhone en Chine.

 

Les consommateurs sont habitués à ce genre de procédé", rappelle Thomas Husson. Au début, chez LDLC, les produits Wiko représentaient 20 000 euros de chiffre d'affaires par mois. Aujourd'hui, on est plutôt sur 300 000 ou 400 000 euros, avoue Laurent de la Clergerie. Wiko est bien parti pour réaliser son objectif 2013 : vendre 2 millions de produits, dont 80 % de smartphones.

 

Certes, ces ventes ne pèsent pas lourd face aux deux géants Samsung et Apple. Le premier a vendu 64,7 millions de smartphones dans le monde au premier trimestre. Et le second, 38 millions. Mais l'arrivée de Wiko sur le marché français va laisser des traces. A la manière de Free, Wiko va continuer d'engranger des clients à court terme, grâce à un excellent rapport qualité-prix, conclut Matthieu Soulé.

 

"Nous avons créé une brèche", confirme Laurent Dahan, le PDG. Mais ce succès suscite déjà des convoitises. Ucall chasse déjà sur les terres de Wiko, et la riposte de Nokia, Huawei ou Alcatel ne saurait tarder. Wiko n'est pas à l'abri d'une déconvenue. "Si quelqu'un arrivait sur le marché français et proposait un smartphone 4 G à 200 euros avec la même qualité, il pourrait détrôner Wiko en deux mois", estime Laurent de la Clergerie. Les consommateurs, eux, se frottent déjà les mains.

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Slawek 19/09/2014 13:44

Bonne journée à vous, je suis dans le besoin POLONAIS ET TAPE TO WIKO ESCALIER ..... URGENT HELP S'IL VOUS PLAÎT MERCI ET EN ATTENTE DE COPIE NE VOUS avez un tel