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Technologie du net

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Ouya, la petite console indé qui veut défier les grandes

Publié le 22 Juin 2013 par Skero in Jeux Vidéos

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Après une campagne Kickstarter record, cette box sous Android veut se faire une place dans le salon...

«We <3 game developers.» Affichée en grand sur un camion garé en face du Convention Center de Los Angeles, la déclaration d'amour d'Ouya aux créateurs de jeux donne le ton. Deuxième plus gros succès de l'histoire du site de financement participatif Kickstarter (8 millions de dollars levés l'an dernier), cette console de salon sous Android se montrait, cette semaine, lors d'un contre-événement au salon de l'E3. Histoire de mieux marquer sa différence avec les offres de Sony, Microsoft ou Nintendo.

Au premier coup d’œil, la console ne paie pas de mine. A peine plus grosse qu'un Rubik's cube, elle offre la puissance d'une tablette de milieu de gamme, loin des capacités de la Playstation 4, et même de celles de la PS3. Mais à seulement 99 dollars avec une manette incluse, son intérêt est ailleurs.

 

Philosophie open source

«Nous cherchons à offrir le meilleur environnement aux créateurs», explique Bob Mills, qui supervise les relations avec les développeurs. Pour son lancement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, fin juin –plus tard en France– il annonce un catalogue d'une centaine de titres. La plupart sont des adaptations au grand écran de jeux déjà sortis sous Android mais de nouveaux développeurs indé se sont laissés séduire.

«La philosophie open source d'Android n'avait pas encore réussi à gagner le salon», note Matt Thorson, qui présente son jeu «Tower Fall». Selon lui, Ouya lui «offre une grande liberté», avec un contrôle sur son App Store réduit au minimum pour garantir la qualité et la sécurité de la plate-forme. La seule exigence: un jeu doit offrir un contenu gratuit, comme une démo ou un accès aux premiers niveaux. Ensuite, le prix est libre. La plupart des jeux restent sous les cinq dollars, à l'exception des 14,99 dollars de «Final Fantasy III».

 

La concurrence arrive

Selon Bob Mills, le tactile sur smartphones et tablettes limite souvent la jouabilité. Ouya a donc peaufiné sa manette en écoutant les retours des gamers. Avec ses deux sticks analogiques, sa croix directionnelle et son touchpad, elle s'adapte à tout type de jeux, y compris aux plus anciens de la Super NES ou de la Nintendo 64 via des émulateurs.

Après le succès de sa campagne Kickstarter et l'enthousiasme initial, Ouya fait face à de nombreux défis, à commencer par le manque de jeux vraiment incontournables. Sans parler de la concurrence d'autres acteurs comme GamePop, une console compatible avec les jeux Android et iOS. Mais rien que par sa présence, elle a fait souffler un petit vent frais sur un salon un peu trop préoccupé par l'uniformisation des jeux nouvelle génération.

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