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Technologie du net

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La nouvelle version de « SimCity », jeu culte, lynchée par les joueurs

Publié le 20 Mars 2013 par Skero in Jeux Vidéos

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Les fans crient au scandale. « SimCity », célèbre jeu qui permet de créer et gérer sa propre ville, n’est plus ce qu’il était. Conçue par le studio Maxis, qui appartient au géant Electronic Arts, la dernière version de « SimCity » sortie le 7 mars est au centre d’un mécontentement général.

 

Pourtant, cette cinquième version du jeu se voulait ambitieuse. Les concepteurs ont tenté d’élargir le cercle des joueurs et de rendre « SimCity » aussi grand public que « Les Sims ». Sans succès, si l’on en croit les première réactions.

Principal problème : l’obligation d’être connecté pour vivre ce que les développeurs présentent comme « une nouvelle expérience de jeu ». L’idée est en effet de faire interagir plusieurs villes, gérées par plusieurs joueurs.

Pour Vincent Elmer, auteur du blog Game Over sur Rue89, le concept du multijoueurs sur « SimCity » reste intéressant :

« Lorsqu’on ne joue pas, la ville est mise en “sommeil”, mais elle influe toujours sur les parties des autres joueurs. Par exemple, si une grande ville produit énormément de déchets et ne possède pas assez d’infrastructures pour les retraiter, elle peut les envoyer chez les voisins qui eux, auraient ces capacités. Ceci en échange d’une rémunération ou en échange d’autres biens. »

« Online » pour le pire du meilleur

Le studio qui a développé le jeu n’avait pas adopté ce parti pris du « tout connecté » à l’origine. C’est l’éditeur, Electronic Arts, qui l’a imposé. On peut supposer qu’un autre argument a joué : l’impossibilité de jouer « offline » limite le risque de piratage : quand on se connecte, on devient visible.

Par ailleurs, le jeu en ligne permet à Electronic Arts et à ses studios de récupérer une montagne d’informations sur les joueurs et leurs manières de s’approprier le titre. Pratique pour les futurs développements.

 

Les joueurs ont rencontré de grosses difficultés pour se connecter aux serveurs du jeu (Origin) dès son lancement, et cela malgré une affluence anticipée.

Forcer les joueurs à rester en ligne suppose en effet que les serveurs d’accueil soient suffisamment solides pour soutenir le trafic. Cela n’a pas été le cas. Depuis, la capacité des serveurs aurait considérablement augmenté.

Mécontents, les joueurs demandent aux développeurs d’autoriser un mode « solo ». Sur le site d’échanges américain Reddit, les joueurs se sont lâchés devant les développeurs de Maxis. Florilège :

« – La nécessité d’être en ligne est une claque pour n’importe quelle communauté de fans. C’est comme mettre un garde derrière chaque client. – Goldensox

– Désolé Maxis, vos jeux étaient mon enfance, mais je vais devoir me passer de celui-là. – Bigger_higger

– Si j’achète un jeu, il devrait être à moi. – Griffun. »

Des incohérences en cascade

Sur les forums et blogs spécialisés, les passionnés décortiquent les bugs un par un. Sur le forum « Mensonges/problèmes de SimCity », un internaute parle d’atteinte aux principes de « SimCity », qui se veut être un jeu de gestion/simulation réaliste :

« Dans ce “SimCity”, la seule chose qui compte c’est le bonheur des habitants. Ainsi, il est possible – et même plus facile – de faire une ville SANS commerce et SANS industrie. Comment ? [...] Vous avez le choix : multiplier les parcs ou juste baisser les impôts. »

Sur Reddit, on dénonce la trop petite taille des cartes de jeu, l’insuffisance de l’intelligence artificielle des personnages, et plus généralement une régression du concept :

« “SimCity” était le jeu qui testait votre esprit, vous apprenait la conception, à propose des interactions des personnages, du commerce, de la richesse, de l’échange, des transports... Mais maintenant c’est juste un autre stupide jeu social, ce n’est pas social, ce n’est pas amusant et cela ne stimule pas votre esprit. »

Les versions piratées meilleures que l’original

Très rapidement après la sortie de la nouvelle version du jeu, des petits malins se sont aperçus que sa structure était manipulable. En bidouillant, il était parfaitement possible de jouer sans être connecté. Du coup, des tutoriels de piratage ou des versions piratées fleurissent partout. Commentaire de notre blogueur Vincent Elmer :

« Il en résulte une situation ubuesque ou les jeux achetés dans le commerce sont injouables, alors que les versions pirates font la satisfaction de leurs utilisateurs ! Il est même arrivé que des acheteurs légaux se tournent vers ces versions, lassés d’être connectés en permanence. »

Dans cette vidéo, le joueur évolue sur une version piratée. On voit clairement qu’il lui est possible d’étendre ses construction au-delà de la ligne blanche qui délimite la carte. Dans la version originale, c’est impossible.

 

 


 

 

 

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