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Technologie du net

Blog du High-Tech des dernières tendances du moment. Nos articles sont de source sûre, ils proviennent pour la plupart du temps de magasins spécialisés où la clientèle qui ont testé ou validé cette technologie.

L'actualité High-Tech de la semaine : Yik Yak, Songza, Tim Draper, Goldman Sachs, Plutomail

Publié le 8 Juillet 2014 par Skero in Nouveautés High-Tech

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La rubrique organique pour vous donner la température de la Silicon Valley (garantie 100% non sous-traitée) et l’occasion de témoigner sur des tendances… à moins que ce soit juste du buzz : à vous de juger !

Lundi : YikYak, c’est la bulle ou bien ?


 

« Silicon Valley, le coeur de l’innovation ». J’entends souvent cette chanson de la bouche des évangélistes marketing qui veulent faire passer des canards pour des oies sauvages. C’est aussi le lieu où tout le monde essaye de se prendre une part du gateau (des millions de dollars tout frais livrés par paquets de 10 de la part des VC locaux), par exemple en cherchant à faire mieux que son voisin. YikYak ne déroge pas à la règle : dans la catégorie des applications permettant de partager des messages anonymes, il y avait Secret (créé en octobre 2013 à San Francisco, $12,7 millions au compteur), la voisine Whisper (basée à Santa Monica, en 2012, ayant levé $60 millions), Quiet, Tawkers, Chatapp, que sais-je. YikYak vient de récolter son petit $10 millions, dans un marché qui rêve de grandeurs à la Snapchat : des millions de dollars pour des millions de téléchargements. Les fonds viennent d’un investisseur Chinois et de VCs de la Silicon Valley, bien sur. Où est l’innovation ? Nulle part, on cherche juste à voir ce qui amuse les ados, pré-ados, post-ados. Partager ses secrets en toute confidentialité, se livrer à des confidences dignes des gossips les pires du Royaume d’Angleterre, une application mobile bien moderne. La phrase qui tue n’est jamais très loin : est-on en pleine bulle ? Tant qu’il s’agit de jouer avec les millions distribués par les VC et que tout ce petit monde se tient à distance du NASDAQ, la bulle n’a qu’à bien se tenir. Yaka bien se tenir. Yik !

Suivre YikYak sur Twitter : @YikYak

 

Mardi : Google rachète Songza

Dur dur d’être chroniqueur de nos jours dans les nouvelles technologies et trouver d’autres sujets que : Untel vient de lever $x millions. Certains jours, comme ce mardi 1er juillet, c’est au moins $100 millions levés auprès d’investisseurs pour le bénéfice d’une quinzaine de startups. Laquelle choisir ?! Histoire de faire quelque chose d’original, j’ai préféré soulignerici  le rachat de Zongza, une vieille startup de 2007, basée à New York, par Google, pour $39 millions. Et oui, une de plus. Zongza, c’est  un site web diffusant de la musique gratuitement en vous proposant, par exemple, un style de musique dépendant du moment de la journée. Une sorte de Pandora mélangé avec votre pendule. On peut aussi choisir une activité, un genre, bref, un peu de tout, comme à la Samaritaine.  N’ayant levé que $12 millions, il a bien fallu vendre un peu de publicité (que l’on voit en bannière haute dès que l’on arrive sur le site web) pour tenir la distance, mais après tout ce n’est qu’un mariage tout à fait naturel pour le géant de Mountain View ! Le tout empaqueté avec un peu moins de 6 millions d’utilisateurs, mais certainement un nombre non négligeable de données qui devraient plutôt être utile avec les ambitions de Google dans le domaine des contenus de Google Play Music, même si il a été annoncé que le service serait maintenu. Bon. Je vous le donne en mille : on en reparle d’ici 8 à 10 mois. Dêpéchez vous de challenger votre humeur musicale avec Zongza avant qu’il ne soit trop tard !

Suivre Songza sur Twitter : @Songza

 

Mercredi : Tim Draper et les bitcoins

 

Non, je ne parlerai pas du petit coup de pompe de Facebook qui vient de racheter une startup pour moins de la moitié d’un milliard de dollars. Je suis plutôt inquiet de la petite forme de Mark Zuckerberg et son équipe. Non, je vais parler d’une mauvaise nouvelle pour les bitcoins. Tim Draper, investisseur de père en fils, le VC tendance Julio Iglesias, toujours prêt à pousser sa chansonnette avec sa stupide chanson « The RiskMaster », et son sourire Ultrabrite, l’homme qui voulait faire une scission de la Californie en 6 États (une blague de riches), et faire de la Silicon Valley une espèce de bulle dorée, vient d’acquérir aux enchères 29.655 bitcoins rendus disponibles suite à l’arrêt de Silk Road, le vilain canard qui servait de passoire à tout ce qui pouvait s’acheter d’illégal dans cette monnaie d’un nouveau genre. L’intention est noble, puisqu’il semble que Tim souhaite faire un usage de ces « sous » d’une façon tout à fait honorable puisque il est question d’utiliser cet argent avec le concours de la plateforme Vaurum dans des pays à instabilité monétaire notoire. Mais étant donné les tendances politiques du monsieur, ça pourrait aussi ressembler à un cow-boy souhaitant conquérir le tiers-monde avec de la monnaie de singe. Je sais, je suis mauvaise langue sur ce coup là, mais franchement, argent ne rime pas nécessairement à ce qu’on peut attendre de plus smart de la part d’un des investisseurs de la région. C’est ça, l’Amérique. Après tout, c’est peut être un bon coup financier, Tim, time will tell !

Suivre Tim Draper sur Twitter : @TimDraper

 

Jeudi : G comme Goldman Sachs, G comme Google

 

J’ai re-lu récemment la définition de ce que l’on appelle scientifiquement la neutralité du net. Un joli  principe qui garantit l’égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Ce principe exclut ainsi toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Une belle grosse blague. Bien sur, on pourra comprendre, par exemple, que les États ont une responsabilité à l’égard de ses concitoyens qui peut expliquer quelques dérapages de surveillance dont les révélations rendent la vie impossible à un malheureux Australien coincé quelque part à Londres dans une Ambassade d’un pays d’Amérique Latine, et un autre coincé on ne sais où au pays où l’on cache les anciens dictateurs en fuite de leur pays après les avoir ruiné. Par contre, que le groupe financier Goldman Sachs ait pu avoir un de ses emails, envoyés par erreur à un mauvais destinataire, intercepté par Google, qui l’a supprimé à sa demande, prouve bien qu’Internet, cette jolie chose qui fait rêver les entrepreneurs en herbe, n’est qu’une zone pas franche, sans règle autre que celle du plus fort, je veux dire du plus riche. Vente de vos données, test psychologiques masqués, gestion de service après-vente pour les grands de ce monde (quelle qu’en soit la raison), l’arrière salle du web ne sent pas le Monsieur Propre, qu’on se le dise. Goldman Sachs a même porté l’affaire devant la justice américaine, au cas où. Pas de souci, Google ne s’est pas fait prier.

Suivre Goldman Sachs sur Twitter si ça vous tente : @Goldman Sachs

 

Vendredi : Eh, Goldman Sachs, connaissez Plutomail ?!

Allons-y pour une petite nouvelle d’une startup de la Côte Est pour changer au cas où ça viendrait à l’esprit d’une personne de Goldman Sachs de lire la rubrique précédente. L’équipe de Plutomail a eu la bonne idée de développer un produit permettant de faire des miracles sur Gmail. Par exemple, de pouvoir récupérer des emails envoyés mais pas encore lu. Pas besoin de s’appeler Goldman Sachs, il suffit simplement d’être admis parmi les heureux utilisateurs privilégiés de la beta pour se servir d’un produit permettant de récupérer des emails non lus, éditer des emails reçus avant qu’ils aient été lus, ou encore déterminer une date d’expiration de mise à disposition pour un email. La seule contrainte est d’envoyer ses emails depuis la plateforme de la startup, ce qui est à décider en votre âme et conscience. Ls startup a été créée  à Cambridge, Massachusetts, et vient de lever $30 petits milliers. On lui souhaite de réussir, j’ai trouvé un gros client pour eux déjà.

Suivre Plutomail sur Twitter : @Plutomail

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