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Technologie du net

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Candy Crush, le jeu aux 15,5 millions d'accros

Publié le 29 Juin 2013 par Skero in Jeux Vidéos

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5992697-candy-crush-le-jeu-aux-15-5-millions-d-accros.png

 

Candy Crush Saga est devenu le jeu le plus populaire sur Facebook. Mais qu'est-ce qui rend tout le monde aussi accro à cette appli sucrée de casse-briques ?

Un jellybean rouge, une pastille violette, une sucette bleue. Vous en empilez trois et ils disparaissent. Vos défis se succèdent : effacer toute une grille, enlever la gélatine des bonbons, faire tomber des fruits. Candy Crush Saga prend place dans un univers enfantin qui n’est pas sans rappeler Sugar Rush dans le film de Disney "Les Mondes de Ralph". Le jeu est d’une simplicité déconcertante : vous gagnez facilement, du moins au début. Il est déjà trop tard lorsque vous prenez conscience que vous ne pouvez plus vous en passer. Bonne chance, vous en avez pour 410 niveaux 

 

King, le concepteur du jeu, l'assure : Candy Crush a déjà séduit 15,5 millions de personnes. La page officielle compte d’ailleurs 33 millions de fans. Si le jeu est devenu le plus populaire du réseau social, il fait aussi partie des tops des appli gratuites dans l’Apple Store et le Google Play Store. Lancé en novembre 2012 sur les téléphones portable, Candy Crush a rapidement dépassé les jeux à succès tels que Farmville 2, Texas HoldEm Poker ou Bejeweled Blitz (auquel il ressemble beaucoup). Selon King, plus d’un demi-milliard de parties sont jouées quotidiennement sur smartphone.

 

 


 

 

"Je joue dès que j'ai une minute libre"

Si vous êtes sur Facebook, vous avez difficilement pu passer à côté : vos contacts vous inondent de requêtes pour jouer à Candy Crush. C’est que sur le réseau social, le joueur est constamment incité à partager son score, solliciter ses amis pour obtenir des vies, payer pour avoir droit à des accessoires, telle une "sucette-marteau". Toutes ces fenêtres pop-up en deviennent presque abrutissantes. Sur mobile, vous pouvez choisir de ne pas intégrer votre compte Facebook.

Aïssa, qui se dit accro, a un conseil : "Ne téléchargez jamais l’appli !". "J’ai commencé à jouer une première fois, jusqu’au niveau 175, puis j’ai supprimé l’application", raconte la jeune femme de 29 ans. "24 heures plus tard, j’ai craqué, je l’ai réinstallée. Evidemment, mon score a été perdu. Mais j’ai recommencé et je suis aujourd’hui au niveau 202. Je joue dès que j’ai une minute libre : quand je rentre du travail, devant la télé, dans les transports. Hier je me suis couchée à 3 heures du matin alors que je me réveille à 8 heures."

L'accro avoue même avoir annulé des sorties entre amis pour pouvoir jouer. Elle écume les forums à la recherche d’astuces et nous en livre même une : "Il suffit d'avancer l’heure de son iPhone et là, Candy Crush ne prend pas en compte que vous avez déjà perdu vos cinq vies".

"On est là, à piétiner devant son appareil"

"Le jeu énerve et détend à la fois, témoigne Emmanuelle, 53 ans. Il n’y a pas besoin de réfléchir, donc tant qu'on peut, on continue d'essayer. Lorsqu’on perd ses cinq vies, soit on en achète, soit on attend qu'elles se renouvellent. On est là, à piétiner devant son appareil, ou à passer de l’ordinateur à la tablette au smartphone."

Florent y est venu par le bouche-à-oreille : "Ma femme joue et elle m’a incité à me créer un compte pour pouvoir lui donner des vies . Bien que je sois directeur d’une agence de marketing mobile et habitué à ces supports, j’ai vite été contaminé. Je me suis en quelque sorte fait rattraper par mon propre jeu."

Ce genre de témoignages affluent sur le net, que ce soit sur YouTube, sur des forums, sur des blogs ou sur Twitter. 

 

 

 

Mais pourquoi un tel succès ? Florent le résume en trois points : "Un jeu très simple, un joli design et la viralité. Une carte affiche l’avancée de ses amis dans le jeu. De quoi avoir envie de les défier". Pour Aïssa, "on se dit qu’on ne va pas se faire battre par une machine. On tient à se surpasser, et à s’occuper, aussi". 

La réussite de Candy Crush s’explique aussi par la large campagne de communication dont le jeu a bénéficié, sur Facebook, mais aussi à la télévision. Le jeu apparaît même dans un clip du chanteur coréen Psy, "Gentleman". La rumeur veut que King ait déboursé 1 million de dollars pour ce placement produit, ce que l’équipe de Psy réfute.

Entrée en bourse

Candy Crush est une application gratuite, mais elle est devenue l’une des plus grosses vendeuses d’achats intégrés. Si Emmanuelle "refuse d'acheter", Aïssa explique elle : "Je n’ai pas Facebook, donc je paye pour avoir plus de vies. 0,89 euros tous les dix niveaux, c’est une addiction qui revient cher. J’essaye de ne pas trop regarder mes factures Apple". 

Selon "The Wall Street Journal", King se serait attaché les services de plusieurs banques comme JPMorgan, Crédit Suisse et Bank of America afin de préparer son introduction en bourse. La date exacte ainsi que le prix du titre et le nombre d'actions proposées ne sont pas encore connus.

Un succès qui contraste avec le cas de Zynga, une autre société de jeux sur réseaux sociaux, qui est entrée en bourse en décembre 2011. Ses actions ont perdu 70% de leur valeur alors que la société tente de retranscrire le succès de Farmville, jeu populaire sur Facebook, aux plateformes mobiles. Zynga enchaîne les déboires : après une vague de licenciements, l’entreprise a fermé OMGPop, le studio qui avait créé l’appli best-seller Draw Something. 

Candy Crush connaîtra-t-il le même destin ? Pour l’instant il semble épargné. "Je ne connais pas une seule personne qui ne m’a pas dit qu’elle était accro", conclut Aïssa.


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